Décembre 2015

Compte rendu du 8 décembre 2015

ANOM : l’état civil de l’Indochine bientôt en ligne

Catégorie : Archives  |  le 07 Décembre 2015 par Guillaume de Morant« >le site içi
indochine

Les Archives nationales d’Outre-Mer préparent une mise en ligne intéressant l’Indochine. Il s’agit de l’état-civil de ces anciens territoires pour la période 1861-1912. L’Indochine, c’était le protectorat français de l’Annam, le Tonkin, la Cochinchine, respectivement aujourd’hui au centre, au nord et au sud du Viet-Nam, le Cambodge
et le Laos. La date de début des registres conservés peut présenter des variantes et selon le territoire concerné, la série peut commencer plus tard. Par exemple, Annam en 1871, mais Saigon en Cochinchine débute 10 ans plus tôt.

La date de mise en ligne n’est pas encore fixée, mais elle serait très proche, au plus tôt vers Noël 2015, sinon courant janvier 2016. Les Archives nationales d’Outre-Mer pratiquent une politique régulière de publication sur Internet avec par exemple la mise en ligne récente de l’état civil de la Polynésie. L’accès est parfois un peu déroutant, il existe en effet deux sites distincts, l’un pour la présentation générale des ressources accessible ici l’autre, le portail d’accès aux inventaires, instruments de recherche et images en ligne IREL accessible ici. Et sur Mac, des messages intempestifs de mise à jour Java viennent parfois perturber l’utilisateur. Mais il est facile de passer outre et de consulter les actes numérisés.   Ici le site.

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Vienne : les tables de successions et absences sont en ligne

Catégorie : Archives, Vienne| |  le 27 Novembre 2015 par Guillaume de Morant

vienne
Les archives de la Vienne ont publié un nouveau fonds numérisé sur leur portail Web : les tables de successions et absences qui sont en ligne de 1825 au début du XXe siècle. A quoi servent ces tables, pourquoi sont elles prisées des généalogistes ? Parce qu’elles permettent de savoir si une succession a bien été ouverte au nom d’un ancêtre et le cas échéant, de retrouver le notaire qui l’a réglée ainsi que la liste de tous les héritiers. La simple consultation de ces tables permet donc de débloquer bien des recherches !

Ces tables étaient tenues par l’administration de l’Enregistrement. Divers renseignements y figurent concernant les personnes décédées ou leurs héritiers, mais ces informations varient selon les époques : nom, prénom, âge, profession, domicile, lieu du décès, valeur des biens ou absence d’actif. En cas de succession avérée, les tables comportent tous les renseignements nécessaires pour consulter les actes officiels dressés pour l’héritage : la date et le lieu du décès et éventuellement les noms des héritiers. Pour continuer la recherche, il convient ensuite de se rendre aux archives en salle de lecture, puisque les autres documents utiles ne sont pas numérisés. En consultant les registres de déclarations de mutation par décès, vous pourrez retrouver la mention du notaire qui a passé l’acte et donc d’en consulter la minute.

Les tables de successions et absences sont publiées par bureaux, la Vienne en a compté jusqu’à 29 différents ! A vous de retrouver celui dont vos aïeux dépendaient… Ensuite, si les tables ont bien été numérisées, toutes ne sont pas sur Internet. CNIL oblige, la consultation en ligne a été limitée aux registres dont l’année de fin est supérieure à cent ans. Les registres de moins de 100 ans jusqu’à 1965 sont consultables sur les postes informatiques de la salle de lecture de Poitiers.

Liens :

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Bientôt la presse ancienne sur le site des archives du Val d’Oise

Catégorie : Archives, Val-d’Oise  |  le 25 Novembre 2015 par Guillaume de Morant
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Au premier trimestre 2016, les archives du Val d’Oise vont franchir une étape supplémentaire avec la mise en ligne de deux titres de la presse locale ancienne. On pourra consulter l’ensemble des numéros du Progrès de Seine-et-Oise de 1884 à 1943 (avec une interruption entre 1915 et 1918) ainsi que les éditions du Journal d’Argenteuil entre 1888 et 1932. Suivront d’ici deux ans, l’Echo pontoisien (1858-1930) et la Tribune de Seine-et-Oise (1895-1943), annonce le journal Le Parisien. Tout ne pourra être numérisé, les archives du Val d’Oise conservent en effet plus d’une centaine de titres de presse locale antérieurs à 1940.

La presse ancienne est riche d’intérêt pour les généalogistes qui pourront y rechercher les noms de leurs ancêtres, les lieux où ils ont vécu et retracer le contexte de la vie locale à la période même où ils sont nés, se sont mariés et y sont décédés. L’ensemble est mis en ligne par le prestataire Ligeo Archives.

Le Val d’Oise dispose d’un portail d’archives déjà riche avec 782 000 fichiers en ligne soit 1,35 million de pages d’archives et 2.800 images. Parmi ces documents numérisés, de nombreux fonds d’intérêt généalogique : les registres paroissiaux (XVIe siècle-1792), ceux de l’état civil (1793-1900), les recensements de population. Des tables de successions et absences de la fin XVIIe siècle à 1914 sont déjà en ligne, mais la numérisation concerne à ce jour uniquement les bureaux d’enregistrement d’Argenteuil et Marines. Les tables des autres bureaux seront numérisées progressivement.

A noter la situation particulière du Val d’Oise au regard des registres matricules militaires. La création tardive de ce département (en 1964) a une conséquence sur ses archives : les registres d’incorporation militaire sont conservés aux archives des Yvelines.
On peut consulter sur son site Web les fiches matriculaires des hommes recensés en Seine-et-Oise (actuels départements des Yvelines, de l’Essonne, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise) lors de leur vingtième année en vue d’effectuer leur service militaire.

Liens :

  • Portail des Archives du Val d’Oise
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    La ville de Carmaux publie cadastre et recensements

    Catégorie : Archives |  le 24 Novembre 2015

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    Avec des périodiques, de la presse ancienne, des cartes et plans, du cadastre et des recensements de la population, la ville de Carmaux dans le Tarn vient de compléter sa collection de documents numérisés en ligne. Avec la création de nouvelles rubriques apparaît également la possibilité de recherche « plein-texte » (rechercher un nom, une date, un lieu par exemple…) pour les périodiques et la presse ancienne ainsi que pour les délibérations municipales récentes (après 1958). Carmaux est connue pour avoir été le fief politique de Jean Jaurès.

    En premier lieu, les documents d’intérêt généalogique sont les recensements de population. Ces listes nominatives ont été dressées de manière systématique à partir de 1836 tous les 5 ans, sauf années de guerre. Elles indiquent, par rue et par foyer, les noms et prénoms des habitants, leur profession, leur place dans le ménage (chef de famille, épouse, fils, fille, domestique…), et, selon les années, l’âge ou l’année de naissance, le lieu de naissance, la nationalité et la religion. La collection démarre à l’année 1820. Les recensements postérieurs à 1911 ne sont pas accessibles en ligne mais sont consultables en salle de lecture.

    A noter également la présence du cadastre, considéré comme "l’état civil des sols et des locaux". Les archives de Carmaux indiquent que le cadastre constitue un instrument d’intérêt général, collectant des informations à caractère fiscal, économique, statistique ou technique et qu’il est susceptible de rendre de multiples services et d’intéresser aussi bien le juriste que l’étudiant ou l’usager. Et nous ajouterons aussi le généalogiste ! Le portail propose ainsi de découvrir le nouveau compoix et le cadastre de 1654 et sa "brevette" et le plan cadastral napoléonien établi en en 1811 comprenant le tableau d’assemblage et les feuilles parcellaires.

    A voir aussi les registres de délibérations municipales de Carmaux. Ils ont été numérisés et mis en ligne pour les années 1790 à 2010. Les bulletins municipaux, qui relatent les activités de la vie municipale sont eux aussi consultables sur le site, le premier date de 1961 et océrisées (reconnaissance optique de caractères) par la société Arkhênum. Parmi les publications, notez la présence des Mineurs d’Aquitaine, journal du personnel des Houillères du Bassin d’Aquitaine dont le premier numéro date de février 1957 (4 à 6 numéros par an). Ou encore la presse locale ancienne représentée par deux titres : Le Courrier de Carmaux (1889), quotidien politique et Le Républicain de Carmaux (1889-1890), organe des 5 cantons de la deuxième circonscription d’Albi.

    Du côté des cartes et plans, différents types de documents sont proposés : plans d’alignement, topographiques, d’aménagement, de voirie… Ils couvrent plusieurs périodes du XVIIIe siècle au XXe siècle et sont issus du fonds municipal mais également du fonds des archives des mines. Il s’agit d’une sélection et non de l’ensemble des fonds. Enfin, un intéressant fonds d’archives sonores est présenté, les Mémoires de mineurs du Carmausin. Il comprend une trentaine de témoignages d’anciens mineurs du Carmausin, récoltés en 2000-2001, par le Musée-mine départemental.

    Liens :

    • Les archives en ligne de Carmaux
    • Recherche dans les fonds numérisés
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      Ouverture du site Soldats de Vendée

      Catégorie : Archives, Vendée  |  le 26 Novembre 2015 par Guillaume de Morant
      vendée

      Le site Soldats de Vendée permet d’interroger gratuitement et simultanément des relevés d’archives concernant la vie militaire de Vendéens. Fruit d’un partenariat entre le Département de la Vendée, la Société d’Émulation de la Vendée, le site Genealogie.com et les bénévoles de Noms de Vendée, Soldats de Vendée recense les conscrits vendéens susceptibles d’avoir été mobilisés lors de la Grande Guerre. Ces 131.163 relevés nominatifs sont tirés essentiellement des registres matricules conservés aux Archives départementales de la Vendée. Ils proviennent des dépouillements effectués par des bénévoles, essentiellement des contributeurs du site internet Noms de Vendée.

      Il s’agit de relevés exhaustifs des registres matricules de toutes les classes mobilisées pour la première guerre mondiale : celles de 1887 à 1921. On y trouve donc de nombreuses fiches sur des personnes nées hors Vendée mais qui y résidaient lors de leur immatriculation. Les Archives de Vendée tiennent à souligner la belle aventure participative qui a permis la réussite de cette opération. Dirigés par les archivistes vendéens, 115 internautes bénévoles ont réalisé le dépouillement systématique des registres numérisés ; le site Genealogie.com a gracieusement fourni une base de relevés de naissances pour les classes 1887 à 1912, accélérant ainsi la saisie des informations nominatives ; la Société d’Émulation de la Vendée et les administrateurs bénévoles de Noms de Vendée ont conçu et réalisé le site calqué sur les modules informatiques de Noms de Vendée. Sans cette mobilisation, l’indexation des registres matricules aurait coûté au moins 100.000 euros au département de Vendée…

      A propos de l’indexation collaborative et plus globalement de la réflexion sur l’apport du public aux archives, le département de Vendée n’en est pas à son coup d’essai. Après le succès de ses Noms de Vendée, et ses trois dictionnaires collaboratifs en ligne (toponymique, historique des communes et biographique des Vendéens), son L@boratoire des internautes invite le public à identifier des photos et aussi à débattre d’un certain nombre de questions. Et ce, "jusqu’à ce que leur résolution permette d’enrichir une analyse documentaire, de rédiger une biographie ou une note historique", indiquait Thierry Heckmann, le directeur des archives de la Vendée dans
      sa communication à la journée d’étude du 2 octobre 2015 intitulée "consommateurs ou acteurs ? Les publics en ligne des archives et des bibliothèques patrimoniales".

      Liens :

      • Soldats de Vendée
      • Noms de Vendée
      • L@boratoire des internautes
      • Publicités