02.12.1914

Elbeuf. – Conseil municipal. – Le conseil municipal s’est réuni lundi dernier, à neuf heures du soir, en session ordinaire, sous la présidence de M. Marcel Olivier, premier adjoint, faisant fonctions de maire. M Sallé est nommé secrétaire par acclamation.

– Le conseil avait, lors de sa dernière séance, voté une adresse de sympathiques félicitations au gouvernement belge et à son valeureux roi. Cette adresse fut transmise au siège du gouvernement au Havre par l’intermédiaire de M.Haemers, son consul à Rouen, qui en accusa réception. Puis le 3 novembre, M. Haemers adressa à l’administration municipale les biens vifs remerciements du gouvernement du roi pour les vœux exprimés en même temps que pour l’accueil bienveillant réservé aux réfugiés belges évacués sur Elbeuf.

– M. Léonce Girard, courtier de commerce à Rouen, a remis au maire une somme de 500 francs qui a été répartie, suivant son désir par moitié entre les deux hôpitaux militaires fonctionnant en notre ville. Des remerciements lui sont voués.

– Le conseil des directeurs de la Caisse d’Epargne d’Elbeuf sur la proposition de son président M. Risselet, a voté une somme de 400 francs pour l’acquisition de vêtements destinés aux blessés militaires en traitement à l’hôpital-hospice. Le conseil municipal accepte avec empressement cette allocation et adresse ses vifs remerciements au Conseil des Directeurs et à son Président.

– M. Guilbert demande à l’administration de faire rechercher un emplacement spécialement réservé pour les marcs de pommes qui, à défaut de carrières ouvertes pour leur dépôt, menacent d’encombrer les rues et carrefour de la cille. Le maire prend bonne note de cette juste observation et promet d’en étudier la solution.

– La création de la garde civile avait nécessité l’achat d’armes et de casquettes d’uniforme. Le montant de la dépense a été de 627 fr, dont l’avance doit être faite par la ville qui en sera ultérieurement remboursée par l’état. Le conseil vote un crédit de pareille somme.

– Un accident est survenu à l’une des chaudières de l’usine des eaux, nécessita, après avis de l’ingénieur, le démontage des bouilleurs, puis après examen, le remplacement de plusieurs tôles. Ce travail, effectué par une maison de Rouen, occasionna une dépense de main-d’oeuvre s’élevant à 950 fr, dont le conseil vote le règlement.

L’ordre du jour de la séance publique étant épuisé, le conseil se constitue en comité secret.

Journal de Rouen du Mercredi 2 décembre 1914.

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